friendsandsunshine

Je suis la fille qui annonce son « come back » (toutes proportions gardées quand même) et qui n’écrit rien pendant les mois suivants.

Ce n’est pas comme si une foule en délire m’attendait devant la scène, et que subitement j’ai décidé de faire demi-tour.
C’est juste la tempête dans ma tête (et aussi une très belle chanson de Matthieu Chédid).

Ce n’est pas l’envie d’écrire sur tout ce qui me touche en ce moment qui me manque, mais il y a eu bien trop de choses qui m’ont touchée et me touchent encore ces derniers temps pour m’y mettre.
Des peines, des déceptions, des séparations, et beaucoup de doutes. Des trucs marrants en somme.

Alors je pourrais aussi écrire de but en blanc, spontanément.
Mais premièrement, ça serait souvent très désordonné. Comme dans ma tête en ce moment.
Et si j’écris, c’est aussi pour acquérir un recul sur les choses, recul que je n’ai pas réussi à avoir ces derniers temps.

Alors comme j’ai quand même envie de partager, avec ceux qui passeront par ici, je vais tenter de raconter quelque chose que j’ai mis 2 ans à digérer, quelque chose de magnifique, qui vaut le coup d’être vécu, et qui est plein de « buena onda » (les bonnes ondes, ça me changera, et tout le monde en a besoin).

Décollage imminent pour 6 mois (en accéléré, si je tiens mes engagements) de vie en Argentine !

Rendez-vous sur le tarmac, disons, d’ici 1 semaine🙂

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Ça fait bien longtemps que je n’ai pas écrit ici.

Pas de bonne résolution comme raison à mon retour, juste une envie et un besoin de me ré-approprier un espace d’expression. J’ai eu beaucoup de sujets en tête ces derniers temps, l’envie de partager beaucoup de choses, des futilités, quelques thèmes plus sérieux, et finalement je n’ai pas franchi le pas, il manquait quelque chose. Autant c’est l’émotion qui me guide bien souvent, autant je trouve que trop d’émotions est néfaste. Tout devient flou, mes propos partent dans tous les sens, et au final ça ne ressemble plus du tout à ces quelques lignes organisées que je m’imaginais déjà (rien que là ça part déjà dans toutes les directions ^^).

Mais au moins c’est vivant.

Alors voilà, je reviens traîner mes émotions et mes envies par ici, partager avec les visiteurs de passage s’il y en a (coucou et merci !), sinon tant pis🙂

Et belle année à ceux qui passeront par ici !

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Je reviens de quelque chose d’exceptionnel !
Je reviens de 6 mois à l’étranger.

Je suis partie loin, très loin, à 12 000 km, là où je n’avais aucun repère, aucun ami.

Bientôt je vous raconterai, je vous montrerai.

Je reviens et je suis différente, j’ai évolué.

Je suis partie avec des doutes plein la tête. Je suis partie, je l’avoue, la peur au ventre, de ne pas réussir, de ne pas m’adapter.

Et puis là-bas, j’ai aimé, j’ai fait des choses que je n’aurais jamais pensé faire, j’ai vu des paysages magnifiques, rencontré beaucoup beaucoup de monde, de n’importe où dans le monde.

Là-bas, je suis tombée amoureuse. De quelqu’un et de la ville. J’ai découvert que mes limites étaient beaucoup plus loin que ce que je pensais, j’ai bu, j’ai énormément ri, j’ai dansé jusqu’à en avoir mal aux pieds, je suis rentrée à des heures pas possibles, j’ai travaillé, beaucoup, j’ai pris des tonnes de photos, j’ai vu la pauvreté, la générosité, la gentillesse. Je me suis rendue compte que j’étais capable de partir loin, là où je n’ai rien, et d’y construire quelque chose. J’ai été triste parfois, je me suis laissée porter souvent, j’ai lâché du lest et arrêté de lisser mes cheveux. J’ai parlé trois langues, j’ai appris chaque jour. Sur la vie. Sur moi. Ou tout simplement des mots.

J’ai fait tout ça, et je ne voulais plus revenir. Partir là-bas, loin, longtemps a changé ma vie.

Là-bas maintenant c’est chez moi aussi. J’y ai mis tellement de mon coeur.

J’ai quitté des gens que j’aime pour partir là-bas.
J’ai quitté des gens que j’aime pour revenir ici.
Eternel dilemme du voyageur.

Maintenant je suis de retour avec un regard différent et des horizons élargis. Et rien n’a changé là où je suis revenue.

Mais je reviens aussi avec l’envie de repartir. Je me surprend à regarder le prix des billets, je dois être folle …!
On m’a souvent dit que c’était comme un virus. Un jour on l’attrappe et après on ne pense qu’à une chose: aller plus loin, aller ailleurs, découvrir toujours plus.

On dirait bien que moi aussi je l’ai ce virus…

 

M,

Posted on: 16 août 2011

M,

On aura eue une belle amitié toutes les deux. Quand je dis « belle », j’entends par là qu’on a bien ri, parlé, pleuré, écouté … Enfin … Avec le recul je ne sais pas si je peux toujours appeler ça de l’amitié. Toujours est-il qu’on a passé des bons moments. Quand j’y repense, je me dis qu’effectivement, ça ne pouvait pas durer, ça n’aurait pas duré de toute manière. Plus je revois tout ça, plus je me demande comment on n’a pas senti rapidement la manière dont ça allait finir. Ou plutôt, j’ai bien essayé de t’alerter, de te demander de réagir. Ca n’a rien changé. Rien n’aurait pu changer.

On formait vraiment un duo improbable quand même ! Et ça me plaisait bien ! A y réfléchir, pas si improbable que ça. Toi l’apparente fofolle, la tête en l’air, la poétique, nostalgique, petite fille, l’étourdie, bohème. Moi, l’organisée, la timide, fleur-bleue, sentimentale, trop rêveuse, obstinée. Finalement, ça collait, tu vois.

J’ai décidé de me souvenir de tout, de tout garder. Le bon. Le mauvais. Tout. Nos longues discussions. Les innombrables tours de la ville la nuit, juste pour rouler sans s’arrêter et continuer de parler. Les vinyles, Podium, nos jeux de mots, tes étourderies…C’est bizarre, parce que j’essaie, mais j’ai quand même de plus en plus de mal à me rappeler les bons moments. Pourtant j’ai envie, mais je ne sais plus exactement quand ça a changé, quand le bon est devenu moins bon, mauvais. Ou si ça a toujours été mauvais. Je ne sais plus. Du tout.

J’ai essayé de te dire que ça n’allait pas. Tu n’as pas voulu comprendre, tu as continué de sourire, d’oublier tel ou tel prénom, telle ou telle chose, continué de faire diversion. C’est comme ce soir-là. Pour moi on ne pouvait plus rien changer, j’avais vu clair, on n’aurait pas pu revenir en arrière. Toi tu voulais « en parler », c’était bien la première fois d’ailleurs que je t’ai vue si obstinée à mettre sur le tapis quelque chose de sérieux. Je suis venue pour t’expliquer, j’aurais au moins voulu que tu comprennes, que ça te soit utile. Non. T’as ouvert tes grands yeux de petite fille, pris ton air le plus innocent, et tu m’as dévisagée. Comme une enfant prête à être abandonnée. T’avais vraiment sorti le grand jeu ! Et ça aurait pu marcher, je me connais. Mais plus ce soir là. J’en avais trop vu, je savais que tout allait être pareil, un éternel recommencement, et j’avais plus envie de recommencer justement.

Je vais te dire un truc, je ne regrette pas du tout. Rien de rien comme disait Edith ! Je ne regrette pas les bons moments, et encore moins d’avoir arrêté notre amitié.

Je t’ai vue aller vers eux, comme une gamine qui vient de se faire houspiller court dans les jupes de sa mère. Je t’ai vue te faire plaindre, me faire passer pour la méchante. Je sais que ça a marché. Et je te vois recommencer ton petit manège. T’as repris ton rôle de petite fille insouciante, de folle étourdie. Bientôt tu vas beaucoup leur demander, faire tes caprices, jouer à la victime.  Je ne sais pas si ça marche, si ça continue de marcher, mais chapeau parce que ça a l’air ! Y’a un truc qui me frappe quand même… quand je te vois en photos avec eux, tu souris, t’as l’air heureuse. Quand je regarde nos photos, maintenant, je sais pas si t’étais vraiment heureuse, je vois ton sourire forcé partout. Celui qui semble vouloir dire « qu’est ce que je fais là ? ». Tu sais bien. Des fois je me dis qu’on était trop différentes, que tu t’épanouissait pas, je suis fautive aussi, je le sais. Finalement, je me rend compte que je ne te connais pas. Je ne sais plus qui tu es.

J’espère que t’es sincère avec eux, que t’es vraiment heureuse. Parce que je voulais te dire, tu peux pas continuer toujours comme ça, recommencer. C’est pas ça le bonheur, l’amitié, la vie. Profiter des gens, épuiser leurs ressources, partir, et recommencer un peu plus loin. Tu vas me dire qu’on fait la même chose avec le pétrole, que quand y’en a plus, on part faire un trou plus loin. Mais regarde où ça nous mène ! On peut pas construire une vie là dessus, être toujours dans le mensonge, fuir, j’aurais voulu que tu le comprennes ce soir là, mais tu voulais pas entendre. J’espère que t’as compris, j’espère que t’es heureuse. Vraiment.

Je voulais juste que tu saches.

Marianne.

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Posted on: 10 juillet 2011

On ne sait pas très bien comment ça commence finalement.

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Ambiance bizarre cette semaine.

Des gens stressés, les vacances qui approchent pour certains, des réunions, un projet personnel qui tombe à l’eau, un défi à relever, du courage à rassembler, besoin de vacances et de s’amuser, un temps ni trop moche, ni trop beau, et le diplome en ligne de mire, si proche déjà.

Tout ce joyeux mélange m’a mis malgré moi dans des états un peu étranges ces derniers temps, du stress croissant, de l’excitation, de la joie, de la fatigue.

A tel point que ce qui devait arriver arriva: la cocotte minute commence à exploser, Miss Catastrophe arrive, ce qui donne lieu à des phrases et des comportements plutôt improbables de ma part.

Pour les phrases, je vous laisse juger (rien d’exceptionnel je vous l’accorde, par contre, je tairai les comportements, j’ai trop honte et y’a de quoi !). Tous aux abris !

« Non mais j’ai vraiment dit ça moi ?! »

« Si je pouvais changer d’identité et disparaître sous ma couette ça m’arrangerait ! »

« J’te dis pas la cuite que je vais me prendre quand j’aurais mon diplôme ! »

 » T’as pas une clope là, parce que vraiment ça va pas !? Ou tu m’en roules une alors ! »

« Ah, j’avais entendu « whisky ». »

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Je n’ai pas été très présente ici ces derniers jours, j’en suis la première désolée.

Ce n’est pas faute d’avoir envie. D’un côté je cours après le temps (ou l’inverse, je ne sais plus), les journées au travail se sont finies tards en ce moment, le week end a été bien chargé … Ajoutez à ça pas mal de préoccupations en ce moment, de tout, du stress (mémoire / projet / rapport de stage / soutenance à l’horizon), de la joie et des projets en vue, des courses à faire, du sommeil à rattraper …

Tout ça s’entrechoque dans ma tête, ça ne ressemble plus à rien et tout ce que je voulais raconter de ma journée se retrouve perdu dans cette soupe de sentiments, de joies, de peines, de rires, déceptions et espoirs.

J’espère revenir demain, la tête reposée, les idées plus claires.

A tout de suite =)

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